www.dragouli.com www.dragouli.com

L 'annuaire des communes de Corse avec DRAGOULI
Découvrez la Corse authentique, son actualité, ses traditions, ses légendes, ses paysages, ses loisirs, ses produits locaux, ses hébergements... Et si vous désirez passer vos vacances en Corse, faites-vous d'abord une petite idée en visitant ce site. Il vous donne des informations historiques et touristiques sur plusieurs villages. Bientôt des nouvelles...
Erbajolo

Accueil
Remonter
Aiti
Alando
Altiani
Alzi
Antisanti
Bustanico
Cambia
Campile
Castellare di Mercuriu
Castifau
Castiglione
Erbajolo
Focicchia
Ghiuncaggio
Mazzola
Moita
Muro
Pancheraccia
Piedicorte di Caggio
Pietraserena
Riventosa
Rusio
San Lorenzu
Sant'Andria di Boziu
Santa Lucia di Mercuriu
Sermano
Tralonca
Zalana
Zuani
Partagez vos idées dans le forum
Association San Cristofalu
Aiti - Lorsqu'on quitte la commune de Francardo et que l'on prend de l'altitude en zigzagant au milieu d'une dense végétation où l'arbousier vous tend gracieusement ses fruits, on sent que l'on pénètre vraiment dans la Corse profonde.
Altiani - L'association Ghjuvan Francescu remet un chèque de 27000 € à l'Institut Paoli-Calmettes.
Campile - Associée. à un processus d'apurement de sa dette, toute une série de réalisations témoigne de l'élan retrouvé d'une commune décidée à rattraper le temps perdu ... 
Castifau - Le couvent de Caccia, véritable lieu de mémoire.
Castiglione - Dépassant au fur et à mesure Castirla, Castiglione se dévoile progressivement aux yeux des visiteurs. Il semble inaccessible, perché sur un piton rocheux.
Erbajolo - Une situation géographique qui donne à la commune une vocation de carrefour, avec une ouverture sur la plaine orientale via les autres villages de la Rogna.
Moïta - Le village s'ouvre sur l'art et le tourisme.
Muro - Cette commune au riche patrimoine a fait de la réhabilitation du bâti ancien son véritable credo.
Piedicorte di Caggio - Une lueur d'espoir
Pietraserena - Le maire de la commune, Dominique Vanucci, avait rassemblé la population du village et de nombreux élus du canton pour la visite inaugurale des appartements communaux réalisés dans l'ancien presbytère.
Riventosa - Rapprocher les générations, faire revivre les traditions, créer un centre d'intérêt, tels demeurent les objectifs de la municipalité.
Rusio - Paisible village entre Carte et Ponte Leccia, où il fait bon se reposer à l'ombre des tilleuls ou de ta vigne grimpante, est également réputé pour sa farine de châtaigne. Le chant polyphonique sacré y a été également cultivé de génération en génération.
Tralonca - L'âme du centre Corse.
Sant'Andria - la "cathédrale" du Boziu. Un ouvrage lui est consacrée, écrit par Raoul Pioli sous l'égide de l'Associu per a chjesa di Sant'Andria, ce livre contribuera au financement de travaux de restauration de l'intérieur de l'édifice.
Santa Lucia di Mercoriu - La commune met tous les atouts de son côté pour se revivifier.
Zalana - Un sentiment de satisfaction générale a dominé la réunion du conseil d'administration de l'association pour la sauvegarde des deux églises.
Zuani - Fondé en 771 par des habitants de Rome fuyant les assauts des Lombards sur l'antique cité.
Pub Pub
erbaneige41105.jpg (520852 octets)

- Maire: Jean-Marie VENTURINI -
- Bureau de poste - Code postal 20212 -
- Population 96 habitants -
- Superficie 1544 hectares -
- Altitude 750 mètres -

erbaneig070304.jpg (772989 octets)

L'association
 "CAMPA IN ERBAGHJOLU"


vue générale
erbavuge.jpg (26307 octets)
Village actuel construit autour d'un couvent au 16ème siècle dans un environnement montagneux dont la Punta alla Fava culminant à 747 m et comportant plusieurs maisons de caractères et quelque voûtes. le village
erbavill.jpg (27226 octets)

St Martin
erbascstma.jpg (44598 octets)

De belles fresques à découvrir dans l'église paroissiale du 16ème siècle remaniée se situant dans le bas du village. L'église
erbaegli.jpg (295714 octets)
La chapelle romane Saint Martin datant du début du 11ème siècle et classée monument historique.
Elle est bien entretenue et comporte un toit en lauzes.

Casella
erbacaseruin.jpg (12698 octets)
Trois agglomérations se sont succédées sur la commune. Les ruines de  Cherbinaghiola (Haut Moyen Age) sont à une heure de marche. Un sentier vous conduira au petit village de Casella et sa chapelle Saint Joseph datant du 15ème siècle, abandonnés depuis 1945 suite à un incendie particulièrement ravageur, se situe à 600mètres d’altitude. St Joseph
erbastjo2.jpg (26310 octets)

La chapelle Saint Christophe (le Saint protecteur des voyageurs) se situe à la sortie du haut village et une table d'orientation au fond de l'esplanade  vous dévoile un très beau panorama sur les montagnes et la vallée du Tavignano. St Christophe
erbastch.jpg (17854 octets)
Fin Juillet, fête patronale de la Saint Christophe avec bénédiction des voitures, concours de boules, grand bal et chants corses; ainsi que plusieurs soirées durant le mois d'Août.
L'association San Cristofalu dont ses objectifs sont le développement de l'activité touristique par la mise en valeur du patrimoine naturel culturel et historique de la région a ouvert officiellement un sentier patrimonial sur la commune d'Erbajolo et édité une plaquette a l'intention du public.
- Juillet 2007 - Erbajolo célèbre la Saint-Christophe et bénit ses voitures
Comme tous les ans depuis la création du village, la bénédiction des voitures a eu lieu à Erbajolo, pour la Saint-Christophe, patron des voyageurs. Après la messe qui s'est tenue dans la petite chapelle, les habitants ont suivi en procession derrière la statue de leur Saint Patron. L'archiprêtre Polge a alors béni les véhicules afin de les protéger. Une tradition que les habitants d'Erbajolo ne sont pas prêts d'abandonner. "Cette fête date de l'origine du village, comme la chapelle. Dès l'existence des premières voitures, nous les avons fait bénir par le prêtre. C'est une coutume que nous aimons perpétuer: C'est aussi l'occasion pour les gens du village de se retrouver", affirme Jean-Marie Venturini, maire d'Erbajolo. Effectivement, tout le monde était au rendez-vous pour prendre l'apéritif après la bénédiction. Autour de boissons et de mets faits maison, toutes les générations étaient venues fêter la Saint-Christophe comme il se doit, dans une ambiance chaleureuse et décontractée: "Les gens sont contents de faire la fête. Ils profitent de l'été et de la Saint-Christophe pour se réunir et papoter", indique l'abbé Polge. Une célébration qui n'aura pas duré longtemps mais qui s'est poursuivie dans l'après-midi par un concours de pétanque, et en musique le soir même pour le traditionnel bal annuel.

Erbajolo a son "club des femmes". Elles sont une bonne vingtaine à se réunir, le mardi après-midi, pour prendre part à diverses activités. (Photo Jeannot Filippi)- Avril 2005 - Une situation géographique qui donne à la commune une vocation de carrefour, avec une ouverture sur la plaine orientale via les autres villages de la Rogna, sur le Boziu, le Cortenais, et le canton de Moita-Verde via le col de San Cervone. (La Corse. Noël Kruslin)
Sur une terre que les ingénieurs du Plan Terrier jugeaient pauvre c'est l'histoire d'un combat à travers les siècles. Contre la désertification contre le feu qui s'est acharné. L'image d'un village vivant et sympathique prévaut aujourd'hui. Petite visite au « cousin » de Corte.
La proximité ne s'est jamais limitée au plan géographique. Séparés d'une vingtaine de kilomètres, Corte et Erbajolo se font face, de promontoire à versant montagneux, la ville et le village entretiennent depuis longtemps une relation privilégiée placée sous le signe de l'amitié. Aujourd'hui encore, nombreux sont les « Erbaghjulacci » qui peuvent se targuer de la double attache, qu'elle soit familiale, liée à des raisons professionnelles ou à des liens presque ancestraux. Les Cortenais peuvent en dire autant, Erbajolo reste à leurs yeux le prolongement naturel d'un cadre de vie. Les jeunes n'ont, par conséquent, aucune hésitation à s'installer durablement au village, dès lors que leur emploi les fixe sur la cité paoline. Une dynamique positive, propice à la rénovation de l'habitat pour laquelle optent également les retraités de retour de leurs années continentales. Fort de cet atout, Erbajolo a tenté de jouer d'autres cartes : celles d'une activité économique étayée par l'attrait des produits locaux, du tourisme rural. De belles réussites telles que la ferme auberge « L'Altu Pratu » gérée par Stéphane Natalini, ou encore la charcuterie de Dominique Terramorsi en sont quelques exemples, lesquels s'appuient sur le dénominateur commun que constitue la sauvegarde de l'environnement.Les enfants d' Erbajolo, toujours enclins à profiter du temps libre et des vacances scolaires pour déambuler dans les rues de leur village. (Photo Jeannot Filippi)
"A l'encre rouge" en préfecture   Car à travers son histoire, Erbajolo n'a pas toujours pu compter sur la générosité de la nature, ni sur la clémence des mains criminelles qui, à maintes reprises, ont allumé le brasier destructeur. Le mot «Rogna», nom de la pieve sur laquelle s'étend la commune, ferait référence à l'italien «Rugna», évocation d'une terre ingrate et pauvre. Hypothèse confortée par le rapport des ingénieurs du Plan Terrier qui décrivaient «un sol pierreux et médiocre». La communauté a été forcée de s'adapter à Erbajolo, où le travail de l'homme aménageant la moindre parcelle cultivable et bâtissant les fameuses terrasses de pierre, a pris toute sa dimension. Aspirant à construire malgré l'adversité, la main de l'homme a également agi à l'opposé des intentions les plus louables. Plaie de la Corse, le feu a fait d'Erbajolo une victime érigée en symbole. L'opération «Vergogna à tè chi brusgi a terra» n'y fût pas organisé par hasard. Au village, nul ne peut soulager sa mémoire du souvenir cauchemardesque d'un incendie. Les témoignages vont même jusqu'à préciser que le nom d'Erbajolo est inscrit à l'encre rouge en préfecture, dès lors que la problématique du feu est évoquée. Par conséquent, le combat mené localement, tant par les autorités municipales successives, par l'action d'une association syndicale libre et autres initiatives diverses ont pris tout leur sens. Sensibilisation et prévention sont toujours de rigueur, même si la communauté semble aujourd'hui respirer la sérénité. Les forces vives d'Erbajolo n'ont pas l'intention de baisser la garde. Leur village, c'est leur vie.
Au bar "U Pradu", chez Cécile Botti, toute l'année, un lieu de rencontre et de convivialité. Toutes les générations s'y côtoient. (Photo Jeannot Filippi)
De San Cristofanu a funtana seca   Les forces vives d'Erbajolo sont soucieuses de préserver et de mettre en valeur le patrimoine de leur communes, en particulier les sites les plus intéressants d'un point de vue architectural ou historique. D'où la création de l'association «San Cristofanu» (saint- patron du village) dans le but d'ouvrir, avec le concours de l'Office du tourisme de Corte-Centre Corse, un sentier de découverte, trait d'union de tous les sites. Six kilomètres pour une balade familiale d'environ trois heures, entre 600 et 750 mètres d'altitude. Sur le parcours figurent les ruines du vieux village de Casella, déserté par les habitants au cours de la première moitié du vingtième siècle, la chapelle Saint Joseph, ou encore le lieu-dit Funtana secca où se trouve "A petra di u moru". C'est sur ce site qu'une bataille aurait autrefois opposé les Corses aux Maures.
Mémoires locales   I1 suffit de les observer, paisibles, assis à la terrasse du café ou sur le point d'entamer une partie de belote, pour savoir qu'à Erbajolo, ils sont les dépositaires de la mémoire. Pierrot Cesari, 78 ans, Antoine-Paul Ottaviani, 75 ans, Louis Biancardini, 76 ans, sont les témoins privilégiés d'une page d'histoire de leur village. Celle du vingtième siècle et d'une société tombée aujourd'hui aux oubliettes. Ils ont connu le travail en d'autres temps, quand la résistance physique prévalait sur la machine. «J'ai débuté avec une truelle», raconte Antoine-Paul, ancien artisan-maçon qui ne compte plus les maisons que lui et ses ouvriers ont construit au village, et dans les autres communes du canton. «A Piedicorte, nous y allions à pied pour travailler». Pierrot était de la partie à une époque où la technique manuelle du «pastone» était toujours de rigueur pour la préparation du béton. «Un jour, à Giuncaggio, nous avons passé 90 sacs de ciment dans la journée».
La belote, l'une des occupations préférées des anciens à Erbajolo, comme l'évocation des souvenirs. (Photo Jeannot Filippi) A Erbajolo, les longues journées de travail consolidaient les liens sociaux, comme les autres temps forts de la vie. Des instants les plus banals du quotidien aux rituels institués. Toutes les soirées au village étaient de véritables fêtes. «La mora, on y jouait tous le temps, se souvient Louis. Ceux qui perdaient payaient le repas, «caprettu è vinu caidu». Antoine-Paul n'a rien oublié non plus, du rapport particulier que la société traditionnelle entretenait avec le deuil, ou l'approche de celui-ci. «Même les circonstances les plus pénibles entretenaient la vie sociale. ici, les jeunes se retrouvaient le soir pour tenir compagnie à un malade, ou pour veiller un mort la nuit. C'était aussi l'occasion de partager un repas et de souder une communauté. Et le jour des obsèques était carrément une fête. Les gens se déplaçaient en nombre des villages voisins, ils venaient à pied». La grande foule qui ne manquait pas non plus de se mobiliser à l'approche des élections, et ce jusqu'au jour du scrutin. Antoine-Paul évoque une ambiance proche de la bataille rangée. «Je me souviens d'une élection municipale dans les années cinquante. Deux camps s'opposaient et tout le monde était armé. La gendarmerie veillait en permanence, craignant les débordements. Jean-Baptiste Mariani avait été élu avec une seule voix d'avance. Il a fait trois mandats par la suite, sans la moindre concurrence».
Ils pourraient passer des heures à raconter leur village. De ce que la tradition orale a rapporté sur A carbinaghjola, «anticu paese», jusqu'aux souvenirs de «A Casella», dont ils gardent quelques souvenirs, jusqu'à celui de la dernière famille qui, en 1933, a quitté les lieux pour monter à Erbajolo qui commençait à se développer. La télé arrivait, symbole d'un autre avènement, d'une autre société...
Le maire entre dévouement et adversité   A l'heure actuelle, Jean-Marie Venturini semble préoccupé par les dérives de l'élevage bovin. Sa commune n'est pas épargnée par ce phénomène qui perturbe la Corse depuis de nombreuses années. A l'entrée du village, sur le bord de la chaussée, les divagations sont incessantes. Le maire ne sait plus à quel saint se vouer. «Chaque fois que le dialogue s'engage sur la question, à l'issue de toutes les réunions consacrées à ce problème, personne ne parvient à trouver la solution, Je dirais même que la situation devient, chaque jour, un peu plus inextricable». Le maire d'Erbajolo est comme tous les maires des petites communes insulaires Au contact direct des réalités, mais en permanence confronté au spectre du découragement. "Malgré toute la bonne volonté dont on peu faire preuve, confie-t-il, on a le sen- désarmé, dans une arène ». irii vient de passer le cap des dix années dans le fauteuil de maire. Il dispose aujourd'hui du recul nécessaire pour jeter un regard sur une action municipale engagée en 1995, avec ambition, mais aussi beaucoup de réalisme.Jean-Marie Venturini près d'un tableau rendant hommage aux 33 enfants d'Erbajolo tombés pendant la première guerre mondiale.
Conscient des faibles moyens qui allaient être mis à sa disposition, Jean-Marie Venturini s'est fixé deux lignes directrices prioritaires: oeuvrer pour le bien-être et le confort d'une population, préserver l'environnement. C'est pourquoi le maire a veillé, et veille toujours au bon déroulement des opérations de prévention incendie. "Je suis marqué à vie par le feu qui à touché notre village en 1945. Depuis ce jour, quand un incendie se déclare, j'en suis malade".
Dans le difficile exercice de ses fonctions, Jean-Marie Venturini se veut, par ailleurs, fidèle à un principe en matière de gestion financière. "je gère ma commune comme ma maison, c'est-à-dire que je ne dépense pas l'argent que je n'ai pas. Pourtant, j'ai tout entrepris en dix ans, pour mobiliser tous les crédits que nous pouvions réuni et auxquels nous avions droit, mais il y a des règles et des contraintes incontournables en la matière. il s'écoule un certain tempsentre la demande de subvention, l'arrêté, et le versement des fonds".
Compte tenu des responsabilités qui sont celles des élus à l'heure actuelle, la précaution n'est pas abusive. Jean

L'évêque de Corse et l'évêque de Lille ont tous deux célébré la messe de la St Christophe dans l'église paroissiale du village.- Juillet 2005 - La Saint Christophe dans la tradition - (Corse Matin C.A. X.G.) Les paroissiens étaient nombreux samedi matin à l'église de l'Assomption d'Erbajolo. Et pour cause, deux évêques de renom étaient venus dire la traditionnelle messe de la Saint-Christophe. Mgr Burnin, évêque de Corse, ainsi que Mgr Defois, évêque de Lille, avaient fait le déplacement pour fêter le culte du saint protecteur des voyageurs. Une messe a d'abord eu lieu dans l'église paroissiale, où l'on avait amené la statue de St Christophe portant un enfant sur l'épaule. Une procession a ensuite conduit les villageois jusqu'à la chapelle St Christophe, en haut du village. "Ô St Christophe, grand protecteur, sur les routes de Corse, bénis les voyageurs" a-t-on entonné en ramenant la statue du saint dans la chapelle qui porte son nom. Tous les maires du canton étaient présents pour cette fête, qui appartient à l'histoire du village depuis des générations. "C'est la famille Cristofari qui a acheté la statue à l'église de la paroisse il y a de nombreuses années, explique Jean- Marie Venturini, le maire du village. Depuis, le saint est fêté chaque année aux environs du 25 juillet". Après la procession, les voitures des paroissiens ont pu être bénies par les évêques. Ce rendez-vous, Josette Bucha, retraitée d'un village voisin, ne la raterait pour rien au monde.Les fidèles durant l'office dans l'église du village. (Photo Xavier Grimaldi) "Chaque année, avant de partir en vacances, je viens à cette messe et je fais bénir mon auto, explique-t-elle. Comme ça, ma famille et moi partons plus tranquilles en vacances". Parmi la file de voitures qui attendaient pour être bénies, on pouvait même apercevoir une voiture immatriculée 59. A l'intérieur, une famille de Dunkerquois avait fait la route depuis Calvi, où ils passent leurs vacances, pour voir l'évêque de Lille. "Un grand homme et un grand penseur", commentaient-ils. D'après l'histoire qui se raconte au village, saint Christophe a d'abord été un passeur de rivières avant de devenir le saint patron des voyageurs. Si on le représente un enfant sur l'épaules c'est à cause de cette anecdote : "Un jour saint Christophe prend un enfant sur le dos pour lui faire passer la rivière, explique le maire du village. Mais l'enfant pèse très lourd. Saint Christophe se met à s'enfoncer. Il finit par demander à l'enfant pourquoi il est si lourd. et celui-ci de répondre : marche, tu portes le monde sur tes épaules. » Voilà comment a commencé l'histoire de saint Christophe, toujours très adulé par les paroissiens d'Erbajolo.

- Juillet 2004 - Saint Christophe fêté à Erbajoloerbasc104.jpg (128008 octets)erbasc204.jpg (117553 octets)
  La Saint Christophe, la célébration du saint patron des voyageurs, fait partie des plus belles fêtes de l'année, les gens viennent de partout pour y assister.
Bon nombre d'habitants du village et des environs sont venus participer à cette journée de réjouissances, qui a commencé le matin par une messe célébrée en plein air sur la place Saint Christophe.
L'événement, devenu incontournable au fil des ans, est l'occasion pour le comité des fêtes d'organiser diverses animations prisées du public.
  La bénédiction des voitures constitue chaque année le point d'orgue de la journée. Nombreux sont ceux qui souhaitent, en effet, placer leur véhicule sous la protection de Saint Christophe.
Ce dernier est également le Saint protecteur d'Erbajolo depuis que la statue à son effigie a été installée dans la chapelle Saint Antoine, rebaptisée depuis sous le nom du saint patron des voyageurs.

 
erbasc304.jpg (125224 octets)erbasc404.jpg (128732 octets) L'office a donc réuni les fidèles du village et des environs dans l'église paroissiale. Puis, la foule s'est dirigée vers la chapelle où l'évêque de Corse a donné le signal de la bénédiction. Chacun a alors rejoint son véhicule et un impression nant cortège de voitures s'est formé autour de la chapelle afin que la bénédiction des véhicules puisse débuter. En même temps, les petits pains bénis et des images du Saint ont été offerts aux fidèles, qui, ainsi protégés, sont repartis le cœur tranquille...
  Pour certains, car d'autres ont joué les prolongations en se retrouvant autour de l'apéritif offert par la Mairie.  L'après midi, un concours de boules en triplettes a réuni les équipes d'amateurs, jusqu'au soir où un bal animé par un disc-jockey a conduit les couche-tard jusqu'au bout de la nuit.


- Mars 2004 - Erbajolo comme aux beaux jours
Ce village du canton de Bustanico reflète une véritable image de vie pour ceux qui le découvre.
La jeunesse est toujours présente et la vie économique encore active
De ses 750 mètres, le village d'Erbajolo offre une vue exceptionnelle. De la table d'orientation, installée non loin de l'église Saint-Christophe, saint patron du village, on peut découvrir le Monte Rotondo, le Monte d'Oro, le Cardo, tous les villages du Cortenais et une vallée profonde d'où l'on voit encore, en contre bas, les vestiges du premier village, A Casella, construit à XVIlle siècle et qui fut abandonné en 1945 après un violent incendie qui détruisit tout. La dernière naissance dans ce village remonte d'ailleurs à 1920. Trois personnages, aujourd'hui disparus, ont laissé ici un souvenir inoubliable l'abbé Ignace Swideski, qui fut curé du village pendant 57 ans, le colonel Pasquin Cristofari, figure de la Légion étrangère et notre collaborateur Paul Luciani.
Une vie toujours active - La vie s'étale autour du village actuel. Un village qui a certes connu comme la plupart de ceux qui font partie du cantonade Bustanico, une chute démographique puisque si dans les années quarante on comptait 250 habitants, on en dénombre aujourd'hui un peu plus de 80. Mais le chiffre est stable et surtout fait ressortir, contrairement aux autres villages, la présence de nombreux jeunes et notamment d'étudiants et une certaine activité professionnelle : on compte ainsi trois éleveurs de bovins, caprins et porcins, une ferme auberge, une charcuterie, un bar, qui permettent au village de connaître une certaine animation pendant la période hivernale. Il n'y a plus d'école depuis plus dix ans mais une agence postale, dépendant du bureau de Sermano, est toujours ouverte. Comme dans certaines communes de l'intérieur de l'île, l'été là population triple car ici plus qu'ailleurs les gens reviennent dans leur village d'origine. Trois cents personnes y résident en juillet août.
Calme et agréable - C'est M. Jean-Marie Venturini qui est le maire de cette localité. Une commune qui s'est avant tout préoccupée de rendre la plus agréable possible la vie dans le village. Des travaux ont été réalisés dans le cadre de la conservation du patrimoine en commençant par la restauration de l'église de l'Assomption et la remise en état des ruelles. Il faut dire qu'ici, les habitants ont tenu à restaurer leur demeure, même ceux qui n'y habitent que temporairement. Au niveau routier, l'accès au village a été nettement amélioré grâce à. l'intervention du Conseil général et si le village est à 20 km de Corte les conditions d'accès ont été grandement facilitées. Autre projet envisagé, la réfection du chemin départemental rejoignant Focicchia.
Les problèmes d'eau potable - Comme beaucoup de villages de L'intérieur, Erbajolo est confronté à des problèmes d'alimentation d'eau ce qui a contraint le maire à prendre des arrêtés fermes afin que tout le monde comprenne et que, en hiver comme en été, fasse preuve de civisme. Il faut savoir que le village puise son eau dans une source, à Stuccia, située sur le territoire de la commune de Mazzola. Cette eau est stockée dans trois réservoirs de chacun 225 m3. Pour Jean-Marie Venturini, le conseil se préoccupe de ce problème quotidiennement : « C'est notre souci majeur, dit-il, et nous avons envisagé plusieurs solutions pour surmonter ce problème. Je pense que si tout le monde est raisonnable la situation pourrait être moins alarmante comme je l'ai expliqué dans un communiqué qui est paru récemment. L'été, il nous arrive d'effectuer des coupures d'eau de 2 heures à 6 h 30 du matin et parfois de 14 heures à 17 heures afin de permettre le remplissage des bassins. C'est une obligation pour permettre à tout le monde d'avoir de l'eau à certaines heures de la journée. Nous avons envisagé de faire effectuer un forage. La société Acqua Nostra s'est rendue sur le territoire de la commune et a trouvé un point d'eau qui serait situé à 130 mètres de profondeur. Ce projet est à l'étude. Nous souhaitons qu'il connaisse une issue favorable. Mais, il y aura de nombreuses difficultés à surmonter pour le réaliser. » Ici comme ailleurs, le budget communal est étriqué et les 20 % obligatoires (+ la TVA) demandés à la commune pour tous les travaux qu'elle entreprend, sont un obstacle parfois insurmontable pour les maires. Les élus de nos villages restent tout de même motivés même si parfois ils doivent supporter des critiques souvent injustifiées. Mais, ils conservent le moral et savent se surpasser pour réaliser souvent ce que l'on appelle des miracles.
Un sentier patrimonial - En partenariat avec l'office, du tourisme Centru di Corsica, le Parc naturel régional de la Corse, l'association locale San cristofalu a concrétisé la réalisation d'un de ses projets: la création d'un sentier patrimonial. L'obiectif de l'association locale a été de réaménager un vieux sentier afin de permettre aux visiteurs la découverte du patrimoine naturel, culturel et historique du village. Il s'agit d'un parcours de 6 km qu'on peut accomplir en 3 heures. Le point le Plus haut se situe à 600 m et ce sentier peut être considéré comme une promenade familiale très attractive par les découvertes qu'on peut y faire. Le départ se fait du coeur du village à partir de à Piazza di San'Cristofalu , On rejoint en suite Foce d'où on découvre une très belle vue sur les villages d'Altiani et de Focicchia et le Monte Cardo, le Monte d'Oro et le Renoso, pour poursuivre au lieu-dit a Funtana Socca ou a petra à u moru pour rejoindre ensuite Cherchiglioni, haut lieu des cultures, des potagers. E Padule s'offre ensuite à vous, puis U Fornu qui était jadis le seul lieu ou l'on cuisait le pain, lieu considéré comme un endroit de partage et de convivialité par les habitants.
On arrive ensuite à la chapelle de san'Ghiseppu construite au XV, siècle puis qu'on franchit l'ancien village de Casella, abandonné depuis 1945 après un terrible incendie pour rejoindre la chapelle de San Martinu du XV, siècle classée monument historique et pour finir à U Lavatoghju, le lavoir l'un des symboles communautaire. une plaquette a été publiée et depuis sa mise à la disposition à l'office du tourisme on a constaté une progression du nombre de visiteurs dans la région. C'était le but de cette opération de faire découvrir dans les meilleures conditions le patrimoine du village et d'une très belle région, l'association souhaite que ce chemin puisse rejoindrez prochainement celui menant à Foccichia et Aitiani et revenir vers la via Romane et ainsi mettre en évidence tous les aspects historiques de la région et restaurer les sources. Premier chantier : la source de Padule dont des financements sont déjà envisagés par la Jeunesse et des sports. Autre projet pour ce sentier son ouverture vers le sentier Mare a Mare géré par le PNRC.


- Mars 2000 - Jean Marie Venturini: maire de la commune d'Erbajolo.
Réalisme, travail de terrain au quotidien, au service de la population. Tel est le credo du maire d'Erbajolo qui n'est pas l'homme des ambitions démesurées.

 Quelles motivations poussent un individu à s'investir pour le bien commun, en devenant le maire d'un village? La question mérite d'être posée tant les tracas de la fonction prennent plus que jamais le pas sur un quelconque prestige. A Erbajolo, Jean-Marie Venturini répond on ne peut plus simplement.
 "Je suis à la retraite, et j'ai envie de donner de mon temps et de ma bonne volonté à ma commune". Ancien fonctionnaire, le premier magistrat du village de la pieve de Rogna a quitté la vie bastiaise pour se consacrer entièrement à Erbajolo.  Élu à la tête du conseil municipal depuis 1995, il a tenu à jouer depuis le rôle d'un homme de terrain et de proximité. "Vous savez, il faut savoir ce qui est essentiel pour un village de quatre-vingt habitants comme le nôtre. Quand on parvient, autant que faire se peut, à maintenir la vie dans une petite communauté, il s'agit surtout d'œuvrer pour le confort et le bien être de ce petit bassin de population".
Depuis cinq ans, Jean-Marie Venturini veut ainsi mettre à profit sa disponibilité, pour demeurer à l'écoute de ses concitoyens, en prenant soin de préciser qu'il a pu mesurer la pertinence du vieil adage qui dit que "nul n'est prophète en son pays'". "Quoi qu'on fasse fait-il remarquer, on se heurte toujours à une part de contestation. C'est inévitable".
 Le maire d'Erbajolo n'en oublie pas pour autant ce qu'il juge essentiel: les préoccupations du quotidien telles que l'informatisation des services municipaux pour une action plus efficace, l'amélioration de la voirie, ou l'attention permanente  portée à l'amélioration d'un réseau routier toujours quelque peu défaillant. "Je considère qu'il faut savoir toucher à tout et veiller à tout insiste le maire"
"Handicaps, atouts ?Jean -Marie Venturini évoque ces considérations-là, en ayant conscience que l'aspiration au désenclavement demeure une revendication commune à toutes les petites localités de l'intérieur, lesquels ont toutes, selon lui, les arguments à faire valoir ."Notre village, comme tous les autres, mérite d'être découvert, et il y a partout des gens intéressants à rencontrer. A Erbajolo par exemple je considère que la famille Natalini qui tient la Ferme Auberge"L'Altu Pratu"est incontournable. Gérer un tel établissement sur une petite  commune  n'est pas pourtant facile". Et puis bien sûr, il y a les considérations financières qui ramènent l'élu sur terre lorsque celui-ci, emporté par son enthousiasme et son envie de développer, à tendance à voir un peu grand.
 "Que voulez-vous faire avec un budget qui avoisine les 350.000 Francs fait remarquer Jean-Marie Venturini. Pour un éventuel projet dépassant le simple cadre du fonctionnement, nous sommes suspendus à d'éventuelles attributions de subventions. Et encore, nous devons assurer notre part dans tout plan de financement. Quand je pense que la concrétisation du projet de restauration de l'église qui a qui a coûté 900.000 Francs, nous a contraints à l'économie pendant cinq ans. Pourtant la région et le conseil général nous ont aidés..."
 L'argent demeure le nerf de la guerre. Au cours de son premier mandat, le maire d'Erbajolo a pu le vérifier.

Accueil
Remonter
Association San Cristofalu
Partagez vos idées dans le forum
Association San Cristofalu
Nous avons tous besoin de vous pour lutter contre l'extinction de nos villages. Participez au développement de ce site en améliorant ces pages. N'hésitez pas à envoyer vos documents et a partagez vos connaissances.

Pub Pub

Vitalba - Ce groupe dont la majeure partie des membres est originaire de la région cortenaise et du Niolu
Sermanu - Mathieu Strina a constitué une équipe de jeunes qui a succédé, sans grande difficulté, à Christian Genasi, qui avait été élu durant dix-huit ans. Les dernières élections municipales ont vu, dès le premier tour, l'avènement de nouvelles équipes municipales à Sermanu, Bustanicu et Focicchia.
Pancheraccia - La société Yesvacances offre un portail de réservation 100% en ligne spécialisée, afin que le client soit certain de réserver un séjour avec un opérateur de terrain, connaissant bien ses produits et lui proposant l'offre la plus proche de ses exigences.
Centru di Corsica, où bat le cœur de l'Île - Chez nous les plages ne sont jamais très loin, mais c'est dans le centre de l'île qu'on les oublie le mieux pour se plonger dans un autre univers. Celui de l'air pur de la montagne, de la fraîcheur des forêts et des rivières, de l'atmosphère chaleureuse des villages où les bergers sont toujours les rois.
L'homme qui respire la poésie - La Corse fourmille aujourd'hui de plumes qui font vivre sa langue. Les plus méconnues ne sont pas les moins talentueuses.
I MESSAGERI - Fondé par Arnaud, Jean-Michel et Fabrice Andréani en 1995, le groupe  enregistrera un 1er album intitulé " Simu Nati " en 1997.
Le groupe 'A RICUCCATA' intègre dans son répertoire des créations, des adaptations  et des chants de cultures différentes acquis lors de rencontres polyphoniques à travers la Méditerranée.
Les puissants mystères de la corse - Un pays ancré dans le christianisme et pourtant sous l'emprise de croyances traditionnelles et de rites superstitieux.
L'artisan - L’omniprésence de la nature est, à la fois, moteur et matériaux dans l’art Corse.
Le village du miracle - Pancheraccia vit dans le culte de l'apparition de la Vierge.
Un sentier patrimonial à Erbajolo - Association locale, office du tourisme Centru Corsu, Parc régional ont concrétisé un projet que tout le village souhaitait avec l'ouverture de ce sentier qui est appelé à attiré bon nombre de visiteurs.
L'album photo - Découvrez de magnifiques photos de la Corse dans l'album photos du Dragouli. Vous pouvez également envoyer vos plus belles photos de l'île de beauté.
La maison de nos ancêtres avec son toit en ardoise et ses murs en pierres très épais était avant tout une bâtisse fonctionnelle--->cliquez sur l'image pour l'agrandir
 
 
 

Che, Guía y Ejemplo: Sitio dedicado a la vida y obra de Ernesto Che Guevara Ce site est membre de Corsicamania
- A catena Corsa di i siti Corsi -
- La chaine Corse des sites Corses -
- Voir un site au hasard - Voir la liste des sites -
- Ajouter votre site au webring -
Accueil Club Corsica - Le portail de la Corse
Hit-Parade

- www.dragouli.com - Copyright © 1999. 2008 Dragouli - Tous droits réservés - Révision: 22 décembre 2008 -